L’arrivée au monde de Mon Mini : la suite !

Quand je me réveille règne le silence dans cette pièce. La lumière est tamisé. Les premières secondes je ne sais pas ou je suis … et puis il me revient ces images en flash : l’arrivée d’une horde de blouses blanches venues on ne sait d’où, on fait sortir mon mari et … et ce masque à l’odeur bizard !

(L’épisode 1 se trouve ici si tu ne l’as pas lu )
Tout avait pourtant bien commencé ce matin là. Biscotine était prête à partir chez son assmat quand je me suis aperçue que je perdais les eaux… L’homme l’a donc emmené et pendant ce temps, après un appel à la mater, je file à la douche…. parce tu sais quand ça commence mais pas quand ça fini … Les premières contractions arrivent sous l’eau. Quand on te dis que celles du jour J tu les ressens différemment…et même pour l’avoir déjà vécu une première fois, tu te souviens pas que cela faisait aussi mal !

Bref, l’homme revient et je lui dis que ce coup ci, c’est sur ! J’ai sans doute fissuré et le travail à commencé ! On prend notre temps tout est irrégulier, histoire de prendre gentillement les trucs pour la valise et quelques affaires en avant pour Biscotine pour les jours à venir ! J’ai pourtant l’impression d’avoir fait le tour du monde tellement le trajet en voiture m’a paru long !

A la mater on me confirme via une petite bandelette que c’est bien du liquide amniotique, et que je suis ouverte d’un bon 2. Mes contractions n’étant absolument pas régulières on me propose d’aller marcher … Je crois que je connais tout le bloc par cœur, à l’avoir fait plusieurs fois, je repère aussi ou m’accrocher à chaque contraction …. Elles ne sont toujours pas régulières mais de plus en plus violentes. Je me souviens avoir évoqué avec mon mari que nos mères et grand mères issues de familles nombreuses sont vraiment tarées d’avoir recommencé autant de fois ! Après une heure et demi à avoir appris par cœur l’emplacement de chaque caillou je suis pliée de douleurs …

Nous retournons à la mater ou on nous fait patienter en salle d’attente faute de places. Je suis debout appuyée sur un brancard dans un couloir. Ma technique d’appui en tournant le bassin genre hoola hoop qui me soulageais jusqu’à présent fonctionne de moins en moins. Je ne tiens pas assise, de moins en moins debout. Je sens mes forces s’amenuiser alors que ce n’est que le début. On finit par me placer en chambre ! On m’ausculte je suis ouverte de 3 … oui je suis dépitée.. toujours rien de régulier et la péri n’est pas près d’arriver il n’y a pas de place de disponible.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée dans cette chambre au moins 2h sans doute, je souffre, les contractions sont vraiment violentes j’ai du mal à les supporter, je ne tiens pas en place. Et je ne te parlent même pas des odeurs de cuisines qui prennent un temps fou à ce disperser. Le manque d’effectif fait que quand tu appelles on te répond par interphone … ouais moi aussi je suis choquée. J’ai pas connu ça pour Biscotine pourtant née dans le même hôpital !

A force d’insister on vient enfin me voir m’écouter et m’examiner …Je suis à 4  ! Je ne tiens plus face à la douleur. 4 on peut avoir la peri, je veux la peri, mais qu’on m’injecte cette putain de péri !!!!  Je ne sais plus comment me tenir aucune position me soulage plus de 2 minutes. On me dit que je suis la prochaine .. en théorie ! Et finalement, effectivement, on vient me chercher peu de temps après. Je suis incapable de marcher, me lever est de plus en plus difficile et le pompom c’est qu’on me demande d’essayer de me détendre. Et là j’ai encore plus envie de lui crier « Mais ta gueule bordel » et il n’en sort qu’un « c’est un peu compliqué » tout timide !

accouchement

Source : la dure vie d’une gagou

On me cale dans un fauteuil roulant et on convie mon mari de passer via l’ascenseur public et de s’habiller avec leurs superbes blouses. Et me voila en route moi dans l’ascenseur VIP … des amortisseurs pour moins sentir le tape-cul aurait pas du luxe. Arrivée en bas, cette personne qui me poussait rate cette espèce de marche ascenseur / sol de l’étage et : choc ! Coïncidence ou pas : contraction .. la douleur est insoutenable j’ai sans doute fait peur à tous les futurs mamans de l’étage…. La salle d’accouchement est en face ! Le sage femme (oui c’est un homme) et elle m’aide à me lever, il fallait au moins ça oui … Et là, je sens cette triple descente de mon Mini. Oui en un hurlement de douleur je l’ai senti descendre en 3 coups à la suite, comme on tape  les 3 coup avant une pièce de théâtre ! Genre : « attention j’arrive, j’entre en scène et ma minute de gloire c’est pour maintenant ! » Le SF m’examine une fois allongée je suis ouverte de 8 !

Tout s’emmêle dans ma tête comment est ce possible quelques minutes plus tôt j’en étais qu’à 4 … Je demande la péri, cette dame qui me poussait en fauteuil et dont je n’ai sais pas quelle fonction elle a, part … revient en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire… et à son signe de tête je comprends que je vais accoucher dans la douleur. Merci les jumeaux de la salle d’à coté ! J’ai envie de pousser, mon homme est pas là … et non dans ses moment là on ne peut pas se retenir ! Je ne me souviens pas à quel moment il est arrivée mais une chose est sur, ce n’est pas sa main que j’ai brisé. Je sens tout, toute sa descente à chaque poussée ! J’essaye de relativiser dans ma tête, me dire que c’est aussi une chance d’accoucher ainsi mais flutain que ça fait mal ! Toute ma grossesse j’ai envisagé de pouvoir accoucher n’importe ou ! Mais comme une idiote je ne me suis jamais dit que cela pouvait être sans péri ! Comme si tu pouvais accoucher dans la rue, la poche de péri dans le sac a main … oui sur ce coup là j’ai pas été fine !

Entre le moment où on m’a examiné à 8 et le moment ou mon Mini est sorti, il s’est écoulé 15 looonnnnggguuuess minutes ! Dans ma douleur j’ai eut cette chance que cela soit rapide. On me présente mon mini mais de la manière ou on me le montre je vois surtout son petit cul ;p … je le suis du regard jusqu’au plan à langer ! A peine fut il posé que j’ai envie de pousser … Et bien on y va c’est le placenta qui suit on venait juste de me l’évoquer … Je te passe les détails mais je me souviens que je sens couler, encore, beaucoup … une sensation chaude et ma tête tourne … Avec Ma Biscotine j’ai eu la péri tout ça ne m’affole c’est  peut être normal… Jusqu’au moment ou La dame part en courant, qu’ils reviennent à je ne sais combien (c’est aussi ça d’être en CHU l’effet étudiants) … pour la pudeur on reviendra, on fait sortir mon mari ! Je ne comprends pas ce qui se passe ! Je le suis du regard j’ai envie de pleurer … et pendant ce temps mon vagin sert de galerie d’expo !

On veut me poser un masque, j’entends que l’on me dit que tout va bien se passer, qu’il faut que je me détende, que l’on va m’endormir ! Mais bordel qu’est ce qui se passe ? Je trouve la force avec leur gaz de me tourner vers mon fils et ma dernière pensée pour ma fille en me disant ouf je lui ai dit que je l’aimais avant son départ. Entre, et bêtement, seulement des yeux, la force me manque je suis de plus en plus shooter, je cherche mon homme même si je sais qu’il est dans le couloir ! Et pendant ce temps malgré mes paupières lourdes, j’entends cette voie masculine : « elle est endormie ?, elle est endormie ? » Je lui dit que pour mon appendicite, à 14 ans il aura fallut triple dose pour me faire pioncer ? ……

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